Burn-out, ce terme a aujourd’hui envahi notre monde du travail. Et pour cause : Rythmes effrénés, pression, charge mentale, sur sollicitation par mail, téléphone, peu de moment pour couper, perte de sens …

Dans un monde hyper connecté où tout va vite et est remplaçable, il est difficile de garder la tête froide. 

Selon l’Institut de veille sanitaire, 480.000 personnes en France souffrent de détresse psychologique et 30.000 sont en situation de burn-out. 

Le cabinet Technologia nous indique quant à lui que 3,2 millions d’actifs (12% de la population active) présentent un risque de burn-out. 

La personne en situation de burn-out souffre de stress chronique, mais pourquoi ? 

Mais qu’est-ce que le burn-out et qu’est ce qui le cause ? Y a t-il un moyen de lutter contre ce mal ? Si jamais nous sommes en état d’épuisement professionnel, comment soigner cela ? Est-ce qu’un coaching professionnel est adapté ? 

Comment définir un burn-out ?

C’est en 1969 que le terme burn-out a été utilisé pour la première fois. Il a été mis en lumière par le psychiatre Freudenberger. D’après l’OMS, ce terme se caractérise par “un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.” En anglais, cela veut dire “consumé”. Une personne en état de burn-out a vidé toutes ses énergies aussi bien émotionnelles, mentales que physiques. 

Ce terme était réservé dans les années 1970 aux actifs dont les métiers les engageaient émotionnellement. Aujourd’hui, on sait que n’importe quel travailleur peut faire un burn-out. 

On distingue 4 phases dans le burn-out : 

    1. La phase d’engagement : La personne est très engagée dans son travail, plus que la moyenne
    2. La phase de surengagement : Le travail commence à prendre de la place dans la vie personnelle avec l’arrivée de nouveaux projets, de promotions…
    3. La phase de résistance : Malgré les alertes mentales et physiques, la personne engagée est persuadée de pouvoir continuer et arriver à mener à bien ses projets
    4. La phase d’effondrement : Le mental et le corps commencent à « dysfonctionner », la personne commence à avoir des symptômes émotionnels, physiques, mentaux et comportementaux
    5. Le burn-out est là

Ces différents signes avant coureur ne sont pas généralement pris en compte car on n’imagine pas que quand le corps dit stop, c’est d’une brutalité extrême : 

  1. Au niveau émotionnel : On n’a pas envie de grand chose
  2. Au niveau comportemental : On se replie sur soi, on se désinvestit au niveau de son entourage : On n’a pas envie d’échanger ou de s’investir car manque d’énergie, au niveau des activités :  On préfère dormir. 
  3. Au niveau psychologique : On observe des problèmes de concentration, des pensées incessantes, on est irritable, parfois en boucle sur des sujets
  4. Au niveau physiologique : On peut souffrir de différents maux (eczéma, psoriasis, calculs salivaires/biliaires/rénaux, maux de tête, maux de dos divers…
    1. Au niveau respiratoire : On peut être sujet à des crises d’angoisse, l’impression d’avoir du mal à respirer, d’avoir un poids sur la poitrine
    2. Au niveau du coeur : Tachycardie, pointe au coeur, impression d’étau autour du coeur 

Le burn-out a longtemps été considéré comme la dépression. Dans les deux cas, le psychisme de l’individu est atteint. Seulement, la dépression vient d’un mal-être, d’une pression intérieure alors que le burn-out vient d’une pression extérieure.

Quelles sont les causes d’un burn-out ?

Le burn-out serait dû à plusieurs causes : 

  1. Les transformations du monde du travail Celles qui s’opèrent de façon rapide. Les travailleurs sont soumis à la concurrence des marchés, à l’hyper digitalisation et donc l’hyper connexion, la concurrence des places et du turn-over grandissant. 

En Europe, la situation est alarmante car on estime à 1 cas sur 2 le stress chronique comme cause d’absentéisme. 

  • La charge de travail qui est trop élevée :  Le travailleur doit être efficace, multitache… Un hyper compétent partout et dans toutes les tâches qui lui sont confiées. Dans l’ère du consumérisme, le maître mot est “Toujours plus”. Comme la personne est connectée à son téléphone, ses mails, qu’elle peut recevoir chez elle, elle est sur-sollicitée, à tout moment de la journée.  Si la productivité n’est pas au RDV et les objectifs atteints, le travailleur peut être rapidement remplacé. 
  • La charge mentale : Lorsque que les personnes sont “dans leur tête” à penser à 1000 choses à la fois, à anticiper tous les détails
  • Ne pas savoir dire stop : Les personnes endurantes qui abattent beaucoup de travail sont aussi les personnes qui en prennent encore plus. Elles ont dans l’idée qu’elles ont plus de bénéfices à accepter les sollicitations et tâches confiées qu’ à les refuser. L’enjeu : détérioration de la relation professionnelle, perte de la confiance que l’on met en vous, moins de sujets confiés qui potentiellement vous intéresse…
  • Le manque de reconnaissance :  Les efforts fournis par le travailleur ne sont pas toujours valorisés par l’employeur ou le supérieur direct (estime, respect, prime…) ce qui engendre chez l’actif un sentiment d’exploitation, l’impression d’abattre du travail pour rien. 
  • Les problèmes de communication : Les manques de communication entre les équipes, les hiérarchies… Entraînent des incompréhensions, de la colère, des sentiments d’injustice et du stress. Ce qui court-circuite le fait de mener son travail à bien. 
  • L’absence de séparation entre la vie professionnelle et la vie personnelle : La peur de rater une information, un enjeu… fait que l’actif reste hyperconnecté à ses outils même de chez lui. Il n’y a plus de début et fin de la journée de travail
  1.  

Comment lutter et se sortir d’un burn-out ?

Pour se sortir d’un burn-out, cela demande déjà une phase de repos complet. La personne doit recharger ses jauges d’énergie. Pas d’obligation, pas de pression, pas de décision à prendre ni d’efforts à faire… Il faut revenir aux basiques, aux rudimentaires qui sont les besoins physiologiques : manger, dormir. Les écrans et autres stimulis sont à utiliser avec modération car ils peuvent être source d’angoisse. 

Une fois cette phase passée, il va falloir songer à se faire accompagner par différents corps professionnels pour réparer le mental, le corps et l’énergie. C’est la phase de la reconstruction.  

Les praticiens pouvant aider sont : 

  • Les psychologues 
  • Les sophrologues 
  • Les hypnothérapeutes
  • Les énergéticiens
  • Les acupuncteurs
  • Les Kinésithérapeutes

Il y a tout un travail pour se réapprovisionner, ré-apprendre à fonctionner et aussi un travail de deuil sur qui on a été et qui nous sommes aujourd’hui. 

Dans ce travail, il va s’opérer une redéfinition de la personnalité, des valeurs, des aspirations, priorités…

En dehors des accompagnements professionnels, renouer avec la nature est idéal :  passer du temps à se promener, à caresser un animal de compagnie, reconnecter avec les choses simples pour être dans l’instant présent. 

Beaucoup d’activités permettent d’être dans le moment présent : 

  • Le coloriage,
  • La peinture,
  • La poterie,
  • La cuisine,
  • Le jardinage, 
  • Les puzzles…

Une fois ce temps passé, il va être possible de pratiquer ou re-pratiquer des exercices physiques et sportifs : 

  • La natation (qui est un sport doux)
  • Le yoga (qui permet d’étirer et énergiser le corps)
  • La course à pied (qui grâce à son mouvement alternatif des jambes permet de vider les pensées ruminatoires)  
  • La marche rapide

Petit à petit, la personne va renouer avec ce qui l’entoure et va reprendre le cours de sa vie, de façon différente mais non moins heureuse.

Le burn-out est donc un vrai mal dans nos sociétés connectées. Heureusement,  avec des accompagnements adaptés il est possible de s’en remettre. Le burn-out, bien que violent,  permet de se recentrer sur ce qui est capital, fondamental pour soi. N’hésitez pas, si vous connaissez cette situation à vous faire accompagner. Ne traversez pas cette épreuve seul.

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