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Que sont-ils devenus ? Quand un professeur de judo monte sa maison d’édition jeunesse…

Pour inaugurer notre série de portraits de bénéficiaires ayant fait un bilan de compétences chez ABCP Compétences, zoom sur Laurent Maury, qui partage, avec nous, ses doutes, ses conseils… dans l’aventure de la création d’entreprise.

Parlez nous de votre expérience bilan :

Ce bilan m’a permis d’entrevoir une autre voie professionnelle que celle de mes débuts en tant qu’éducateur sportif pour ensuite aller chercher d’autres accompagnements pour mettre en place mon projet : BGE, chef d’entreprise « tuteur » de projet… Ce bilan m’a également permis de retrouver un équilibre familial. Je peux enfin profiter de ma famille tout en continuant de prendre du plaisir dans mon travail. »

Quelles ont été les étapes à réaliser pour mener à bien votre projet ?

« Ayant opté dans un premier temps pour la reprise d’entreprise, j’ai participé à des salons, rencontré des chefs d’entreprise, des experts-comptables et banquiers. L’opportunité s’est avérée trop risquée. C’est alors que j’ai eu l’idée de créer un magazine jeunesse sous l’accompagnement de la BGE de la Roche sur Yon (business plan) nécessaire pour convaincre les partenaires bancaires et d’un cabinet comptable. En parallèle, j’ai formé une équipe de professionnels free-lance : graphiste, illustrateur, photographe, imprimeur… pour sortir un premier numéro en mai 2015. »

Avez-vous connu des moments de doutes ? D’encouragement ?

« Il y a forcément des moments de doute lors d’une reconversion mais il faut se faire entourer et accepter que les choses peuvent ne pas se dérouler comme on l’imaginait. On doit sans cesse se remettre en question et s’adapter aux obstacles que l’on rencontre. »

« Les encouragements sont nombreux aussi grâce pour ma part à ma femme, mes enfants et aussi les collaborateurs avec lesquels je travaille, Alice, graphiste du magazine et Jack, illustrateur. J’ai eu la chance d’avoir également le soutien de Marie, chef d’entreprise, « tutrice » de mon parcours.  Il est important d’entendre des mots de satisfaction sur ce que l’on entreprend pour ne pas se décourager. J’ai apprécié que Christelle, ma conseillère ABCP prenne souvent des nouvelles de mon évolution professionnelle. Cela m’a conforté d’utiliser toute mon énergie dans ce projet.«  « J’ai eu aussi l’opportunité de convaincre de nombreux sportifs de haut-niveau qui portent le magazine afin de le faire connaître dès son lancement ».

Où en êtes-vous aujourd’hui ? Êtes-vous plus épanoui professionnellement ?

« Aujourd’hui, après un premier numéro qui me plaît beaucoup, je suis confronté à la réalité commerciale du monde de l’édition et à la tendance frileuse actuellement en France pour les nouveaux projets mais je suis épanoui professionnellement. J’ai l’impression d’être sorti d’une case socio-professionnelle dans laquelle je me croyais prisonnier ne pensant savoir faire que cela. Aujourd’hui, la liberté du chef d’entreprise et cette activité autour de la création me donne toutes les satisfactions que j’attendais en fin de bilan de compétences. »

Comment voyez-vous l’avenir ?

« L’attente des enfants sportifs est là. Nous allons élaborer un deuxième numéro pour la rentrée de septembre. Pour faire perdurer cette aventure, il faut assurer une trésorerie équilibrée et rechercher des partenaires pour palier à mes engagements financiers. Mon capital de départ ne me permet pas d’éditer les magazines suivants si les ventes n’augmentent pas. »
« A plus long terme, si le magazine s’installe dans la durée. Pourquoi ne pas le dupliquer sur d’autres sports et aussi dans d’autres langues ? Tout reste à construire, là est le défi plaisant malgré une ambiance de crise que l’on nous rabâche.« 

Quels conseils donneriez-vous aux porteurs de projets dans le doute ?

Je conseille de se forcer à penser « que c’est sans doute difficile mais réalisable. Aujourd’hui, en France, la règle du TTC fonctionne : Travail, Talent, Curiosité, mais il faut accepter de se faire accompagner. Il y a de nombreuses structures avec des gens très compétents pour vous aider à aller de l’avant mais il faut aller à leur rencontre. Ils vous attendent. »

« Une amie m’a dit un jour : « Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Goethe« 

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Compte Personnel de formation : Comment l’utiliser ? On vous dit tout !

Vous souhaitez monter en compétences, valider des acquis avec la VAE, suivre une formation certifiante ou encore vous réorienter et faire le point avec un bilan de compétences ? Bonne nouvelle, le CPF vous apporte les fonds nécessaires pour le faire ! Qu’est ce que c’est et comment s’en servir ? Je vous laisse le découvrir en 4 points ci-dessous :

Qu’est ce que le CPF ?

Le CPF a remplacé le Droit Individuel à la Formation (DIF) en 2015. Depuis le 1er janvier 2019, les droits acquis par le CPF ne sont plus sous forme d’un cumule d’heures, mais sous forme monétaire et  décomptés en euros.

Où s’inscrire et comment utiliser la plateforme ?

Le gouvernement a ouvert le site «mon compte formation » (https://www.moncompteformation.gouv.fr) pour vous permettre de créer votre compte. Il vous suffit de vous connecter en renseignant votre numéro de sécurité sociale. Une fois sur la plateforme vous aurez accès à votre solde et aux formations proposées. Vous pouvez également télécharger l’application sur votre téléphone portable. Recherchez la formation qui vous intéresse en renseignant le lieu où vous souhaitez effectuer votre formation. Vous pouvez également, si vous connaissez déjà le nom du centre de formation, le renseigner afin de rendre votre recherche plus pertinente. Inscrivez-vous à une session, régler la formation avec  vos droits CPF. Si vous ne disposez pas de suffisamment de provision, vous pouvez compléter avec votre carte bancaire. Il ne vous restera plus qu’à suivre l’avancement de votre dossier administratif 🙂

Qui peut bénéficier du CPF et comment ça marche ?

Le CPF s’adresse à toute personne âgé de 16 ans* et plus, ayant le statut suivant :

– Salarié
– Expatrié dès lors que le contrat de travail est rattaché au droit français
– Demandeur d’emploi
– Salarié en arrêt de travail
– Salarié en congés maternité
– Intermittent du spectacle
– Expatriés dès lors que le contrat est français
– Jeune de 15 ans
à condition de la mise en place d’un contrat d’apprentissage.*

Tout travailleur cumule pour le CPF sans qu’il n’y ait de conséquences sur le salaire, c’est ce qu’on appelle le droit à la formation. Les salariés diplômés à temps plein cumulent 500€ par an. Le plafond des cumules est limité à 5.000€.  Les salariés non diplômés eux cumulent 800€ par an dans une limite de 8.000 €. Les  comptes sont approvosionnés en fonction des temps de travail de chacun chaque mois d’Avril.

À savoir : Votre solde est cumulable sur 10 ans au-delà, le cumule s’arrêtera mais l’argent ne sera pas perdu !

 
 

Quid des heures DIF ?

 

Pour les salariés qui n’ont pas utilisé toutes leurs heures DIF, pas de panique ! Il est encore temps de les monétiser. En effet, il est possible de convertir vos heures DIF en euros. C’est très simple, il vous suffit de vous rendre sur votre espace personnel du CPF et de renseigner votre solde d’heures DIF à l’endroit demandé. Vous avez jusqu’au 30 décembre 2020 pour monétiser vos heures sinon elles seront perdues.

 

Quelles sont les formations éligibles ?

 

Plusieurs formations sont possibles avec le CPF, je vous en liste quelques-unes. Pour les
connaitre toutes je vous invite à vous connecter sur votre compte tout y est !

Exemples de formations éligible au CPF :

  • –  Les actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience (VAE)

  • –  Les bilans de compétences

Les formations d’accompagnement et de conseil (Coaching) pour les créateurs ou
repreneurs d’entreprises ayant pour objet de réaliser leur projet de création ou de
reprise d’entreprise et de pérenniser l’activité de celle-ci.

 

Comment puis-je utiliser mon CPF ?

Vous pouvez utiliser vos droits acquis par le CPF pour réaliser une formation hors ou sur temps de travail. Si c’est hors temps de travail, vous n’avez pas besoin de l’accord de votre employeur. En revanche, si vous souhaitez effectuer la formation sur temps de travail, vous pouvez télécharger sur votre compte CPF une demande d’autorisation d’absence que vous devrez  faire signer à votre employeur 60 jours calendaires avant le début de la formation pour un bilan de compétences par exemple. À compter de la réception du document, votre employeur dispose de 30 jours calendaires pour vous apporter une réponse. Sans réponse de votre employeur alors que le délais est passé, sachez que cela vaut pour une acceptation de sa part.

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